Le nouveau virus SARS-CoV2 à l’origine de la maladie Covid-19 a été identifié en Chine en janvier 2020. Depuis quelques semaines il bouleverse la planète et nos vies mais d’où vient il ?

De l’autre côté de la planète …

C’est effectivement dans la ville Chinoise de Wuhan que cette maladie, le Covid-19 a été découverte. La première apparition remonte au 17 novembre 2019 sur place. C’est seulement en janvier 2020 que tout ceci a été relayé par les médias. En Chine, les lanceurs d’alertes qui sont intervenus en décembre ont tous disparu … Le Covid-19 appartient à la famille des coronavirus, une famille qui affecte principalement les animaux. La plupart des virus de cette famille infectent l’homme mais cela reste en général plus bénins (syndromes grippaux où rhumes par exemple).

D’où cela vient il ?

Il et encore difficile de le savoir exactement mais les fausses rumeurs d’un virus élaboré par l’homme ne sont pas du tout fondée. Les scientifiques affirment que ce virus ressemble beaucoup à des coronavirus prélevés sur des chauve-souris. Cet animal serait probablement l’animal réservoir de ce virus.

Comment ce virus animal peut se retrouver chez l’homme ?

Normalement, la transmission du virus de la chauve-souris vers l’homme ne peut se faire. Il y aurait eu un autre intermédiaire animal. L’hypothèse la plus plausible est celle du Pangolin, un petit mammifère menacé d’extinction et dont la chair, les os et les écailles sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise. Ce serait par l’intermédiaire de ce petit animal que les premières personnes humaines auraient contractées le Covid-19. La marché de Wuhan est un endroit où l’on peut trouver des animaux sauvages, en particulier des Pangolins.

Fin janvier, la Chine a décider d’interdire temporairement le commerce d’animaux sauvages pour tenter d’enrayer cette épidémie. L’épidémie est la conséquence directe du trafic d’animaux sauvages …

Il y a avait eu pourtant des mises en gardes …

Au début des années 2000, des coronavirus transmissibles aux humains ont été trouvés chez divers mammifères sauvages notamment vendus sur les marchés chinois. Le risque de zoonose, c’est à dire la possibilité de transmettre le virus à l’homme avait été évoqué.
Le Pangolin est pourtant, comme d’autres animaux sauvages, une espèce protégée par la Convention internationale contre le trafic des espèces sauvages (Cites) mais la Chine, comme d’autres pays ne respecte pas tout ces règles de protection. Le Pangolin est resté par exemple un des animaux les plus braconné au monde … En septembre 2016 des demandes avaient été réitérées d’une nécessaire protection de ces espèces mais tout ceci est resté avec si peu d’impact. Les ventes de ces animaux pourtant protégés sont en croissance depuis 1975 …

Lors de la crise précédente sur SRARS en 2002, la Chine avait déjà pris des mesures similaires avant d’autoriser à nouveau la vente par la suite … Cet avertissement n’a pas servi de leçon et les choses se répètent avec toujours plus de gravité … C’est un sujet compliqué qui touche la croyance et des habitudes ancestrales mais il faudra nécessairement intervenir sur le braconnage et peut être développer des solutions d’élevage d’espèces sauvages.

La Chine oui mais aussi bien d’autres pays …

C’est une triste réalité en effet. La Chine n’est pas la seule à pratiquer ce type de commerce. Bien d’autres pays dans le monde tolèrent le braconnage de la faune sauvage. L’attaque de l’homme sur les forêts ancestrales accentue aussi la proximité de l’homme avec les animaux et ceci est aussi une véritable source de propagation. Les virus peuvent se transmettre des animaux vers l’homme très facilement …

Le bilan de cette crise …

C’est un bilan d’une extrême gravité et qui est encore très difficile à constituer. La crise économique provoquée par le ralentissement de l’activité et des mesures de confinement est énorme. Il y aurait aujourd’hui plus de 3 millions de personnes contaminées et 250 000 décès mais les chiffres sont bien en dessous de la réalité. Le test au virus n’est pas systématique et une omerta existe dans beaucoup de pays pour publier les chiffres réels … et surtout, nous sommes bien loin de voir la fin de cette pandémie.

L’urgence d’agir …

Au delà de ce triste constat, c’est notre rapport à la nature et au vivant qui est à revoir. Chacun doit savoir rester à sa place. Nous devons sanctuariser des zones complètes pour préserver les espèces. Le braconnage doit être sévèrement réprimé et éradiqué. La déforestation doit cesser pour préserver notre capital naturel, en particulier dans les grandes forêts primaires. Ces marchés sans règles et sans hygiène ne doivent plus exister pour les locaux comme pour les touristes en mal de voyeurisme.

Plusieurs chercheurs alertent depuis longtemps sur les risques évidents de passage des virus de l’animal à l’homme. La multiplicité des élevages industriels de grandes tailles est un facteur aggravant. Depuis quelques décennies des crises répétitives surviennent … Elles ne concernent fort heureusement que les animaux, mais le risque est très présent de passer à l’homme. Il faut en finir avec cette exploitation industrielle de l’élevage qui augmente les risques. Nous devons revenir à des élevages de taille raisonnable qui peuvent permettre d’endiguer les crises, de commencer à répondre à la problématique du bien-être animal et à la nécessaire amélioration de la qualité des denrées produites. C’est notre système agricole qui est dans son ensemble complétement à revoir mais diminuer déjà notre consommation de viande est un premier engagement.

Un lien évident est fait entre la dispersion de la maladie et la qualité de l’air. En effet, les pollutions atmosphériques fragilisent les bronches et le système immunitaire. Cela aggrave les risques d’infections. Les personnes qui souffrent de problèmes respiratoires sont souvent les premières à décéder du Covid-19. La baisse de la pollution de l’air est un combat primordial et une cause de santé publique mondiale. Diminuer progressivement notre usage de la voiture et aller vers les modes doux et les transports en commun doit être possible.

L’espoir d’agir surtout !

Pour conclure, j’ai envie de positiver et d’espérer que cette crise d’une extrême gravité va nous aider à prendre conscience que nous devons nécessairement nous projeter dans un monde de vie bien différent. La tâche est énorme. Les chantiers sont nombreux. Mais les forces vives et la volonté de bien faire est elle bien là ! A nous de jouer, à notre niveau pour inventer une meilleure suite !
Régis

Acteur du #Changement ! #Conscientisateur #Empowerment 📢 #Ingenieur 💡 #Photographe 📸 #Blogger ✏️ #Traveler and #Citizenoftheworld 🌍. Ce blog est un espace d'expression personnel voir privatif dans certains cas. Marnay / Franche-Comté / France

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